© Bertrand Bodin
Patrimoine Naturel

ENS de La Bâtie

A Saint-Ismier

Entrer dans un espace protégé. Découvrir des espèces rares d’une faune et d’une flore encore sauvegardées. Se laisser prendre par la beauté des lieux, par la rareté des espaces et profiter pleinement d’un moment rare où la nature apparaît dans ce qu’elle a de plus précieux, de plus fragile et de plus beau. Entrer dans l’espace naturel sensible de la Bâtie.

Le bois de la Bâtie fait partie de ces lieux qui témoignent encore de la richesse écologique dans la vallée du Grésivaudan. On y trouve un plan d’eau, une forêt alluviale préservée, des mares pédagogiques ou encore un verger conservatoire. L’ENS de la Bâtie est situé en amont de Saint-Ismier sur un ancien bras mort de l’Isère.

Des aménagements pour l’observation

Si les ENS sont des sites protégés du fait de la rareté de leur faune et de leur flore, il n’en demeure pas loin qu’ils sont également de remarquables lieux d’observation. Ainsi, sur une trentaine d’hectares il est possible d’observer les espèces toute l’année y compris en hiver. En cette saison, les observations sont très instructives grâce aux traces laissées par les rongeurs notamment. Les traces de queues dans la neige et leurs empreintes permettent de différencier aisément les petits des gros rongeurs, tels le rat musqué, le ragondin ou le castor qui laisse une trace d’environ 15 cm de large.

Pour favoriser l’observation, le site est équipé d’un sentier aménagé d’un peu plus de 2 kilomètres avec de points d’arrêts, des mangeoires et des nichoirs et des observatoires avec fenêtres de vision. C’est là l’occasion d’observer de nombreux oiseaux. En effet, l’ENS de la Bâtie y accueille moult espèces.

Un repère ornithologique important

L’ENS de la Bâtie est un espace très favorable à l’observation des oiseaux. Parmi les espèces les plus courantes, on peut observer le Héron cendré, le Martin pêcheur, les canards colvert ou encore de nombreux oiseaux de la famille des passereaux. Certaines espèces aiment se nicher dans les arbres comme c’est le cas des grands cormorans.

Des espèces surprenantes

Si les libellules, les rongeurs ou les oiseaux ne surprennent plus personne dans les espaces sensibles naturels, d’autres au contraire créent la surprise. C’est le cas de la tortue de Floride. Considérée pendant longtemps comme animal domestique à la mode, sa longévité en surpris plus d’uns qui n’hésitèrent pas à s’en débarrasser dans les étangs où elle a pu proliférer à sa guise.